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dembahlm
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CE BLOG EST MOYEN D'INFORMATIONS A L'INTENTION DES AMIS DU MONDE DU BIEN ET PAIX MERCI
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Blog High-tech
Date de création :
18.07.2008
Dernière mise à jour :
26.06.2009

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LA VOIE DE LA PERFECTION

LA VOIE DE LA PERFECTION

Publié le 21/08/2008 à 12:00 par dembahlm

INTRODUCTION
Louange à Allah, Seigneur des mondes, le Tout Puissant, le Très Miséricordieux, Souverain Suprême du jour du jugement dernier.
Paix et Salut sur celui par qui on s’élève jusqu’aux grâces suprêmes, le secret du verbe et de l’entendement, le centre des intelligences et des pensées « tabernacle des connaissances et de lumières » défenseur de la vérité par la vérité, nôtre Maître Mouhammad (SAS) et sur sa famille à leur juste et ultime valeur.
Ce travail est une réponse à mes frères et sœurs en Allah, en son Prophète (SAS) et en Cheikh Ahmad Tidiane (RA) , des amis et sympathisants sincères et véridiques désireux de mieux connaître la Tariqa Tidiane dont la connaissance est un devoir pour tout disciple aspirant à la perfection.
Je prie Allah d’accepter les requêtes de Ses esclaves, de nous donner cette droiture qui fera que ma réponse (en deux partie : commentaire et en forme de résumé) corresponde à ce qu’Il veut et comme Il veut. Qui par sa grâce, tous ceux qui œuvrent à partir de ce travail, puissent le faire d’une manière parfaite et que Son agrément nous comble tous, nos parents et nos maîtres par la grâce de notre Prophète (SAS) à qui Allah a accordé le privilège de répartir entre Ses esclaves endurants Ses bienfaits, par la Baraka de notre Maître Cheikh Ahmad ibn Mouhammad ibn Mouctar ATidiani (RA) de son mysticisme sublime qui présent en tout temps et en tout lieu. Qu’Allah l’agrée nos prières. Amiin.
Les mérites de l’évocation - Fadaïl Dhikr
Sache que l’évocation est la plus honorable des adorations, car l’ensemble des adorations va s’achever avec la fin de ce bas monde sauf l’évocation d’Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté).
En effet, il est cité par Chihab-Din ibn Hajr el ‘Asqalani (qu’Allah l’agrée) ceci :
« Les gens du paradis seront constamment dans l’évocation d’Allah, car l’ensemble des adorations s’achèvera avec la fin de ce bas monde, sauf le Dhikr d’Allah qui ne s’achèvera pas, il persiste pour les croyants dans ce monde et l’au-delà, qu’Allah fasse de nous des évocateurs, des gagnants joyeux, apaisés, pour qui il n’y a ni crainte, ni tristesse ».
Puis il ajouta : « Il a été rapporté que pour les habitants du Paradis, il leur sera inspiré la louange et la glorification comme nous est inspirée la respiration. Ils diront : ‘Gloire et pureté à Allah et louange à Allah’ par délice non par dévotion, comme se régale celui qui est assoiffé lorsqu’il boit de l’eau fraîche ».
L’imam Fakhr Din Razi a dit dans Asrar Tanzil :
« Sache que toutes les adorations cesseront le jour du Jugement Dernier. Quant à l’adoration par la formule « La ilaha ila llah » et « Louange à Allah », elles ne cesseront pas pour les croyants. Et comment serait possible leur disparition en ce jour alors que le Coran montre qu’ils sont continuellement dans la louange. Et l’implication de la continuité de la louange est donc la continuité du Dhikr.
Nous avons dit la continuité de la louange en raison de la parole d’Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) racontant à propos des croyants dans le paradis : « Louange à Allah […] tristesse » (Sourate 35 Fatir, verset 34). Et Il dit (qu’Il soit Glorifié et Exalté) : « Leurs invocations sont : « Gloire et pureté à toi Ô mon seigneur et leur salut est « paix » » (Sourate 10 Younous, verset 10)
Et le verset : « La Ilaha Ila houwa » « à Lui la louange au début et dans l’au-delà » affirme la continuité du Dhikr. Ainsi par cela, on constate que toutes les adorations s’achèveront, sauf celles concernant le Dhikr ».
Certains commentateurs ont dit à propos de la parole d’Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) : « Leur invocation est : « Gloire et pureté à toi ô mon Seigneur ». C’est un signe entre les habitants du paradis et ceux qui sont à leur service pour la nourriture. Ainsi, s’ils désirent manger ils disent « Gloire et Pureté... » Et les serviteurs leur préparent alors au moment voulu ce qu’ils désirent, sur des tables.
Chaque table fait mille sur mille, et sur chaque table se trouvent 70 000 plats et sur chaque plat il y a des mets qui ne ressemblent à aucun des autres plats. Lorsqu’ils finissent de manger, ils louangent Allah. C’est pour cela qu’Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) dit : « leurs invocations […] et leur salut est Paix et leur dernière invocation est « Louange à Allah, Seigneur des mondes » ».
Puisque cela est établi, sache que le Dhikr est la cause du bonheur en ce monde et dans l’au-delà, il chasse Chaïtan, il satisfait le Seigneur (qu’Il soit Glorifié et Exalté). Il attire et facilite la subsistance, il habille l’évocateur de vénération, il lui fait hériter du retour et de la proximité du Seigneur (qu’Il soit Glorifié et Exalté) et il ouvre la porte de la connaissance. Il fait hériter au serviteur le respect du Seigneur et par cela, le Seigneur évoque le serviteur.
De plus, le Dhikr fait revivre le cœur comme la semence revit par l’eau ; il est la nourriture des esprits et il ôte la rouille du cœur. Il donne la lumière à la réflexion, il efface les péchés, il fait disparaître l’isolement entre le serviteur et son Seigneur.
Pour le serviteur, il est la cause qui fait descendre la sérénité. Aussi, les anges recouvrent de leurs ailes celui-ci et la miséricorde l’enveloppe. Il empêche l’être humain de calomnier, de mentir et tout ce qui est vain.
L’évocateur guérit celui qui s’assoit avec lui et leur assise n’aura aucun regret le Jour du Jugement. L’évocateur qui pleure sera sous l’ombre du Trône et celui qui a été empêché de demander à cause de son évocation il lui sera donné bien mieux que ce qu’il voulait demander.
Le Dhikr est la plantation du Paradis, l’affranchissement du feu et la protection contre l’oubli. Il est une lumière pour le serviteur dans ce bas monde, dans sa tombe, lors de la résurrection, développant sa sainteté. Le Dhikr élève le serviteur si celui-ci pénètre dans le cœur et l’envahit complètement. Il rapproche de son cœur le désir de l’au-delà et l’éloigne de l’attrait de ce bas monde en le préparant pour ce qui doit arriver. Il produit la connaissance, la sainteté, la grâce et la protection.
Il équivaut à l’affranchissement des esclaves, au combat dans la voie d’Allah et à la dépense de l’or. Il est à la tête de la reconnaissance, il fait entrer au Paradis et il fait disparaître la dureté du cœur.
Le Dhikr est la guérison des cœurs et il est à la base de l’alliance avec Allah le Très-Haut. Quant à l’insouciance, elle est à la base de son hostilité. Les assemblées de Dhikr sont les jardins du Paradis et Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) fait l’éloge des évocateurs auprès de ses anges dans le ciel, il renforce les membres et ouvre les portes fermées, il est une protection, un succès et une épée.
Il est une barrière entre le serviteur et le feu. Il affermit les lumières dans le cœur, les anges demandent pardon pour le serviteur qui s’impose l’accomplissement du Dhikr. La terre et les montagnes se vantent de lui quand il passe à côté d’eux. Le Dhikr est le caractère naturel du croyant, il ressent certainement son goût, plus que celui des boissons et de la nourriture.
Le visage et le cœur de l’évocateur sont habillés, dans ce monde, de lumière et dans l’au-delà leur visage sera plus éclatant que la lune. Il sera élevé au plus haut degré. L’évocateur est vivant même s’il est mort tandis que l’insouciant est mort même s’il est vivant. L’évocateur sera étanché de sa soif au moment de la mort.
Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) dit : « Ô vous qui avez cru ! Évoquez Allah abondamment » (Sourate 33 Les Coalisés, verset 41) ; « Évoquez-moi, je vous évoquerai » (Sourate 02 La vache, verset 152) ; « N'est-ce pas que par l’évocation d’Allah les cœurs se tranquillisent ? » (Sourate 13 Le Tonnerre, verset 28) ; « Évoquez Allah abondamment peut-être récolterez vous le succès » (Sourate 62 le vendredi, verset 10) ; « Les musulmans et les musulmanes (jusqu’au verset) et les évocateurs abondants d’Allah et les évocatrices, Allah leur a préparé un pardon et un salaire immense » (Sourate 33 Les coalisés, verset 35)
Boukhari et Mouslim rapportent que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit :
« Vous informerai-je sur la meilleure de vos œuvres, et la plus pure auprès de votre Maître. Celle qui élève le plus votre degré, et meilleure pour vous que de dépenser votre or et votre argent, et meilleure pour vous que de rencontrer vos ennemis, d’en frapper leur cou et qu’ils frappent les vôtres ? ». Ils ont dit : « Oh que oui ! ». Il répondit : « L’évocation d’Allah ».
Il est rapporté par Ibn Hibban, l’imam Ahmed, Abou Ya’la et Al Hakem selon une chaîne authentique, que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : « Faîtes abondamment le Dhikr d’Allah jusqu’à ce qu’on vous traite de fou ».
Il est rapporté par Ibn Majah et Ibn Hibban dans son Sahih qu’Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) a dit : « Je suis avec mon serviteur tant qu’il m’évoque et que ses lèvres bougent ».
Il est rapporté par Tirmidhi et Ibn Hibban dans leur Sahih, ainsi qu’Ibn Majah qui authentifie la chaîne, qu’un homme a demandé au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) :
« Ô messager d’Allah ! Les prescriptions de l’Islam sont trop nombreuses pour moi, donne-moi une chose à laquelle je puisse m’attacher ». Il lui dit : « Que ta langue ne cesse d’être imbibée par l’évocation d’Allah ».
Il est rapporté par Ibn Abi Dounia, Tabarani et Bazzar selon Mou’adh ibn Jabel (qu’Allah l’agrée) qui a dit :
« Les dernières paroles que m’a dites le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lorsque je lui ai demandé : " Quelle œuvre est la plus aimée d’Allah ?" ». Il me répondit : « Que tu meures alors que ta langue est imbibée du Dhikr d’Allah ».
Il est rapporté par Mouslim et Boukhari que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit :
« L’exemple entre celui qui évoque Allah et celui qui ne l’évoque pas est comme l’exemple entre le vivant et le mort ».
Il est rapporté par Tabarani et Baïhaqi que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit :
« Faites le Dhikr d’Allah jusqu’à ce que les hypocrites disent que vous exagérez ».
Il est rapporté par Ibn Abi Dounia :
« Il n’y a pas un jour ou une nuit qui passe sans qu’Allah donne une aumône à qui Il veut d’entre ses serviteurs et il n’y a pas meilleur don d’Allah sur son serviteur tel que celui de lui inspirer son évocation ».
Il est rapporté par l’imam Ahmed et Tabarani qu’un homme demanda :
« Ô Prophète d’Allah, quel est le combattant qui a la plus grande récompense ? » Il répondit : « Celui qui évoque le plus Allah ». Ensuite il demanda : « Quel est le jeûneur qui a la plus grande récompense ? » Il répondit : « Celui qui évoque le plus Allah ». Ensuite il demanda pour la prière, la zakat, le hajj, l’aumône et à chacun le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) répondit : « Celui qui évoque le plus Allah ». Abou Bakr (qu’Allah l’agrée) a alors dit à ‘Omar (qu’Allah l’agrée) : « Ô Abou Hafs, les évocateurs ont remporté tout le bien ». Et le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) d’affirmer : « En effet ! ».
Il est rapporté par Tabarani et Baïhaqi que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit :
« Les gens du Paradis ne regretteront que le temps qui est passé sans qu’ils aient évoqué Allah ».
Il est rapporté par Tirmidhi selon Abou Sa’id el Khoudri (qu’Allah l’agrée), que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a été interrogé sur les serviteurs qui ont les meilleurs et les plus hauts degrés auprès d’Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) le jour de la résurrection, il a répondu :
« Les évocateurs abondant d’Allah ». Ils ont demandé : « Ô Prophète d’Allah, plus que le combattant dans la voie d’Allah ? ». Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) répondit : « S’il frappe de son épée jusqu’à ce qu’elle se casse et que son sang coule et bien l’évocateur d’Allah est meilleur que lui d’un degré ».

Il rapporté par Tabarani que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit :
« Celui qui ne fait pas de Dhikr abondamment est loin de la foi ».

Il est rapporté dans Lawaqih el anwar qoudsiya : J’ai entendu ‘Ali Khawwas (qu’Allah l’agrée) dire :
« Il n’y a pas un prodige offert aux serviteurs meilleur que le Dhikr d’Allah, car il est assis auprès de la vérité autant que dure son Dhikr ».
Un disciple est resté en isolation une année entière et il n’a pas constaté de prodiges en lui-même, il en a parlé à son cheikh qui lui dit alors :
« Tu veux un plus grand prodige que l’assise auprès d’Allah ? » ensuite il lui dit : « Tu n’as pas remarqué que le plus grand voile qui t’empêchait de voir le plus grand prodige ce n’était que toi-même, et ce, durant une année entière ».
Qouchaïri (qu’Allah l’agrée) a dit :
« Le Dhikr est non seulement le pilier solide dans la voie de la vérité, mais il est son soutien principal. Personne ne peut arriver à Allah sans la perpétuelle pratique du Dhikr. Le Dhikr de la langue fait arriver le serviteur au Dhikr du cœur. Et s’il devient évocateur par la langue et par le cœur, alors il devient parfait dans son cheminement »
Abou ‘Ali Daqqaq (qu’Allah l’agrée) a dit :
« Le Dhikr développe la sainteté, celui qui a la grâce de faire le Dhikr a en fait, la cause pour se développer. Celui qui est dépouillé de Dhikr est en fait mis à l’écart de la sainteté. Le Dhikr d’Allah par le cœur est l’épée tranchante des disciples par laquelle ils tuent leurs ennemis et par le Dhikr ils repoussent les calamités qui se dirigent vers eux. Si les malheurs couvrent le serviteur et qu‘il vide son cœur pour Allah, alors Allah lui ôte sur l’instant même tout ce qu‘il détestait »
Dhoul Noun el Misri (qu’Allah l’agrée) a dit :
« Celui qui évoque Allah d’une véritable évocation, oubliant toute autre chose, Allah le protégera contre toute chose et lui suffira face à toute chose ».
Chibli (qu’Allah l’agrée) a dit :

« Allah ne dit-il pas : « Je suis assis auprès de celui qui m’évoque » ? Pourquoi donc ne profitez-vous pas des assises auprès de la vérité et des particularités du Dhikr qui n’ont pas de temps déterminé ? »
Le serviteur se doit de l’évoquer à tout instant, soit dans les actes obligatoires, soit dans les actes surérogatoires. Alors que même la prière, qui est la plus honorable adoration, n’est pas permise à certaines heures.
Le Dhikr par le cœur continue dans l’ensemble des situations. Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) dit : « ceux qui évoquent Allah, debout, assis, et allongés sur leurs côtés » (Sourate 03 La famille de ‘Imran, verset 191).
La particularité du Dhikr est le fait que celui qui évoque Allah, Allah l’évoque à cause de cela. Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) dit : « Évoquez-moi et Je vous évoquerai » (Sourate 02 La vache, verset 152).

Qouchaïri (qu’Allah l’agrée) a dit :

« L’ange de la mort demande d’abord à l’évocateur avant de se saisir de son esprit »

Suhrawardi (qu’Allah l’agrée) a rapporté que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a rapporté de la part de son Seigneur (qu’Il soit Glorifié et Exalté) :
« Si je suis la préoccupation de mon serviteur, je ferais que son souci et son délice soient dans mon évocation, et si Je mets son souci et son délice dans mon évocation alors il me désire ardemment et Je le désire ardemment. Et J’enlèverai ce qui s’interpose entre moi et lui, il ne m’oublie pas lorsque les autres m’oublient. Leurs paroles sont celles des prophètes. Ce sont eux les véritables vainqueurs et substituts (ABDAL), ce sont par eux que lorsque Je désire châtier les habitants de la terre ou les punir, Je me souviens d’eux et J’ôte alors tout cela »
Qouchaïri (qu’Allah l’agrée) a dit qu’il est écrit dans l’évangile :
« Souviens-toi de moi pendant tes moments de colère et Je me souviendrais de toi pendant ma colère, et satisfais-toi de mon aide pour toi, car mon aide pour toi est meilleure que ton aide envers toi-même »
Il a été dit à un moine : « Jeûnes-tu ? ». Il a répondu : « Je jeûne par Son évocation et si j’évoque autre que LUI alors j’ai rompu mon jeûne ».
Il a été dit : « Si le Dhikr est établi dans le cœur et qu’il bourdonne, chaïtan est alors terrassé comme l’homme est terrassé par chaïtan lorsqu’il lui bourdonne, les démons se rassemblent alors autour de lui et disent : « Qu’as donc ce démon ? » Il leur est répondu : « L’homme l’a terrassé ».
Djuneïd (qu’Allah l’agrée) a vu Iblis en rêve, il lui demanda :
« Peux-tu passer dans les assemblées d’évocations ? ». Il lui dit : « Quand quelqu’un d’entre nous passe auprès d’un d’entre vous et qu’il le touche, il devient fou et gît à terre. Et bien lorsque l’un d’entre nous passe dans les assemblées de Dhikr, il est terrassé et on dit alors qu’il a été frappé par un homme comme vous vous dîtes d’un homme terrassé qu’il a été frappé par un djinn ».
Sahl ibn Abdallah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je n’ai jamais vu de désobéissance plus répugnante que d’oublier son Seigneur »
Il est dit : « Le Dhikr fait en secret n’est pas élevé par un ange, car il ne peut avoir accès à ce qu’il fait, mais en fait ça reste un secret entre le serviteur et Allah »
Hariri (qu’Allah l’agrée) a dit :
« Il y avait une personne parmi nos compagnons qui disait abondamment : « Allah ! Allah ! ». Un jour, il s’est blessé à la tête et du sang a coulé écrivant par terre : « Allah, Allah ».
Sahl ibn Abdallah (qu’Allah l’agrée) a dit :
Il n’y a pas un jour qui passe sans que le Majestueux appelle en ces termes : « Mon serviteur tu n’es pas juste envers Moi, Je t’évoque et tu M’oublies, Je t’appelle à Moi tandis que tu pars vers autrui, J’ôte de toi les malheurs alors que tu persistes dans tes fautes. Ô fils d’Adam ! Que diras-tu demain si tu viens à Moi ? »
Il est rapporté par Ibn Abi chaïba (qu’Allah l’agrée) :
« Chaque être humain a dans son cœur deux demeures : Dans l’une d’entre elles se trouve un ange et dans l’autre un démon. S’il évoque Allah alors le démon est écrasé, mais s’il n’évoque pas Allah le démon dépose son mal dans son cœur et lui fait des insufflations ».

Dhoul Noun el Misri (qu’Allah l’agrée) a dit :
« L’évocation d’Allah par le cœur est l’épée tranchante des disciples par lequel ils combattent leurs ennemis et repoussent les maladies ».
Abou Souleïman Darani (qu’Allah l’agrée) a dit :
« Au Paradis, il y a des plaines dans lesquelles les anges plantent des arbres à chaque fois que l’évocateur fait son évocation »
EL Hakim Tirmidhi (qu’Allah l’agrée) a dit :
« L’évocation d’Allah rafraîchit et adoucit le cœur. Si le cœur est vide d’évocations alors le Nafs l’entaille et le feu de la passion l’endurcit et le sèche, et de ce fait les ennemis lui barrent le chemin de l’obéissance ».
Madaïn Telemsani (qu’Allah l’agrée) a dit :
« Le plus grand voyage pour le disciple est dans le Dhikr ». « Personne ne pourra atteindre la Présence Divine qu’à travers le Dhikr ». « Celui dont le Dhikr est constant, ses secrets seront purs et auprès de la Présence Divine est sa stabilité ».
Subki (qu’Allah l’agrée) a dit :
« Celui qui tolère l’insouciance et qui ne la trouve pas pire pour lui que d’être frappé par les épées, celui-là est un menteur et il ne lui parviendra rien de la voie ».
Cheikh Abou Mawaheb Chadhili (qu’Allah l’agrée) a dit :
« Si le connaissant délaisse le Dhikr l’instant d’un ou deux souffles, Allah lui décrète un démon qui devient son compagnon ».
Sidi Ibrahim Mabtouli (qu’Allah l’agrée) a dit :
« Le Dhikr précipite plus l’ouverture que n’importe laquelle des autres adorations ».
« Allah ne rapproche pas son serviteur auprès de la Présence Divine tant que la pudeur de ce dernier envers Allah n’est pas véritable, et il ne pourra véritablement s’éveiller à cette pudeur que s’il a le dévoilement, et il ne peut avoir le dévoilement que par la constance dans le Dhikr ».
« Personne n’atteindra la station de la pure sincérité qu’à travers le Dhikr, car la première chose qui se manifeste au serviteur qui est préoccupé par le Dhikr, c’est l’unicité dans l’action Divine. Et si l’unicité dans l’action de Dieu lui est manifestée il sortira alors avec dévoilement et certitude de la méprise de croire qu’il est en train d’œuvrer pour Dieu et il cessera aussi de demander les récompenses et de plus il sera à l’abri de l’orgueil, de la suffisance et de l’ostentation ».
‘Ali Khawwas (qu’Allah l’agrée) a dit :
« Par la constance dans le Dhikr, les maladies intérieures sont supprimées parmi lesquelles se trouvent l’orgueil, la suffisance, l’ostentation, l’hypocrisie, les mauvais caractères, la jalousie, la haine, la rancune, l’amour du pouvoir, le penchant pour se faire embrasser les mains et pour diriger les assemblées, cela permet aussi de mettre fin aux pensées sataniques et d’affaiblir le Nafs ».
« Par la constance du Dhikr disparaissent l’anxiété et le souci, car le souci et l’anxiété sont des conséquences de l’insouciance envers Allah. Donc que le serviteur ne s’en prenne qu’à lui-même s’il est suivi par le souci et l’anxiété, car ceci est la conséquence de sa part d’opposition à Allah.
Celui qui désire continuellement être heureux qu’il soit constant dans le Dhikr ; Certains disciples se sont contentés des assemblées de Dhikr le matin et le soir, tout en étant insouciants entre ces deux moments, or il est dit dans le hadith : « Si le serviteur évoque son Seigneur au début de la journée un moment et à la fin de la journée un moment, il lui est alors pardonné ce qui se trouve entre ces deux moments ».

El Islam, el Iman, el Ihsan
La soumission, la foi, la perfection
Sidi Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) disait :
« Sache, Ô celui qui est à la quête de la voie de Dieu, Ô celui qui désire l'amour de Dieu et sa présence (hadra), sache que cela se résume dans trois stations ; celle de l'Islam, de l'Imen et de l'Ihsen ».
L'Islam c'est l'adoration de Dieu, l'Imen c'est l'orientation vers Dieu et l'Ihsen c'est la contemplation de Dieu. Ces trois stations représentent les différents degrés de notre parcours vers Dieu, qui sont assemblés dans la loi Divine (Chari'a), la voie (Tariqa) et la vérité (Haqiqa).
La résultante de ces trois stations est la connaissance car celui qui arrive à la Haqiqa arrive automatiquement à Dieu, ainsi il est appelé connaissant en Dieu ('Arif billêh).
Toutes les stations sont confondues dans le terme de chari'a car elle représente tout ce que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) nous a apporté.
Ainsi, certaines personnes se sont contentées de la première station et pensent qu'elle est la seule à exister, ils sont donc nommés les partisans de la démarche exotérique (Ahlou dhahir).
La deuxième catégorie est celle qui regroupe les deux stations, c'est à dire la loi et la voie (Chari'a et Tariqa), ils sont nommés les Soufis.
La troisième catégorie est celle qui regroupe les trois stations, ils sont nommés les Connaissants (El'Arifin).
Sidi Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a été interrogé au sujet de la différence qui existe entre la vérité (El Haqiqa), la voie (Tariqa) et la loi (Chari'a), il a répondu en ces termes :
« La vérité c'est le lever des voiles afin de pouvoir contempler la Présence Divine, ce que nous appelons la contemplation (Mouchahada). Son savoir émane suite à la contemplation de Dieu, cette Présence accorde à la personne des savoirs, des connaissances, des secrets, des effusions spirituelles, des sagesses, des états de certitudes ainsi de suite.
Quelques fois on peut lui attribuer les connaissances que le serviteur doit avoir au moment de la contemplation concernant la bonne conduite et la science de la discussion ainsi que ce que nous devons éviter dans ce même moment et ce qu'on doit supporter dans ces instants là, cela est la vérité de la réalité (Haqiqat el haqiqa).
La vérité de la loi (Chari'a) c'est ce qu'elle a apporté comme obligations, permissions, interdictions en tout ce qu'Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) et son Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) nous ont ordonné dans son livre.
Quant à la voie (Tariqa) c'est l'intermédiaire entre la loi et la vérité (Chari'a et Haqiqa), c'est la loi indispensable aux gens qui sont arrivés à la vérité (Haqiqa) et elle se différencie de la Chari'a connu par le commun des hommes.
La parole qui l'englobe est la suivante :"Les bonnes actions des justes (Abrar) sont les mauvaises actions des rapprochés (Mouqarabine) ".
Le savoir de la voie (Tariqa) c'est tout ce qui dépouille le serviteur de ses passions, elle l'incite à sortir de son égocentrisme, elle l'éloigne de tout ce qui est séduction pour son âme bestiale, éloignant ce qui est gênant pour soi afin de l'abriter dans la volonté d'Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté).
Elle nous appelle à connaître tout ce qui appelle à l'arrêt du serviteur avec Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) dans la profondeur de l'Unicité et l'aide à sortir de la concurrence de son égo avec l'Essence Divine en lui permettant l'installation dans la station de l'agrément et de la soumission (Ridha wa Taslim).
La voie incite à s'abandonner complètement dans l'océan de la soumission à Dieu ainsi se définit la voie et ses savoirs ».
Puis il a dit (qu’Allah sanctifie son précieux secret) :
« Le Pôle rend sa loi (chari'a) infaillible avec sa Haqiqa et cache sa Haqiqa avec sa loi »














Djaouharatou-l-Kamal fi Mêd-hi Seïdi Rijal
La Perle de la Perfection dans l’éloge du seigneur des hommes
Sidi Cheikh Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a reçu des secrets dont profitent tous les disciples, même les novices. Il s’agit entre autres des deux prières sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : La Salât Fatihi et la Djaouharatou-l-Kamel (perle de la perfection), renfermant de grands secrets et le Nom Suprême d’Allah (Ismou llah el A’dham).
Nous allons voir ici ce qui concerne la prière Djaouharatou-l-Kamal.
Avant tout, il faut savoir qu’elle fait partie des formules traditionnelles optionnelles particulières qui sont réservées à des personnes particulières et non pas des formules générales exigées à l’ensemble de la communauté.
Il est rapporté dans le livre Djawahirou-l-Ma’ani que cette prière a été dictée par le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) à Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret). Sidi Hajj ‘Ali Harazim (qu’Allah l’agrée) a interrogé Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) sur ce dont nous informe le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) après sa mort, est-ce le même statut que pour ce dont il nous a informés de son vivant ?
Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a répondu qu’en ce qui concerne les affaires communes à toute la communauté cela a été exposé et a été comblé une fois pour toutes par la mort du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Par contre, il subsiste les affaires particulières que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) transmet à des particuliers que ce soit de son vivant comme après sa mort et cela ne s’interrompt jamais.
Quant à celui qui s’imagine que toute l’irrigation prophétique envers sa communauté s’est interrompue par sa mort comme à l’instar de l’ensemble des autres morts, c’est qu’il est ignorant de son degré et il n’a pas fait preuve du respect incombant au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Pour celui-là on craint qu’il ne meure mécréant s’il ne se repent pas d’une telle croyance et nous cherchons protection auprès de Celui qui fait clémence à ses serviteurs.
La perle de la perfection fait partie de ce que notre très saint Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dicté à Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret), lui évoquant également certains de ses particularités et mérites :
- L’évocation d’une fois la Djaouharatou-l-kamel équivaut en récompense à trois fois la glorification du monde entier.
- Celui qui la récite de sept fois à plus, alors l’esprit béni du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et des quatre Khalifes (qu’Allah les agrée) viennent en sa présence tant qu’il l’évoque.
- Celui qui la récite régulièrement plus de sept fois alors le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) l’aimera d’un amour particulier et il ne mourra qu’en étant un wali
- Celui qui la récite sept fois avant de dormir, mais dans une pureté complète, sur un lit (une couche) propre, celui-ci verra le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui).



La Perle de la Perfection
« Ô mon Dieu, répands tes grâces et accorde le salut à la source de la Miséricorde Divine (1) et au diamant étincelant versé indéfiniment dans la vérité (2). Celui qui est au centre de toutes formes de compréhensions et de significations.
Il est la lumière des êtres en cours de formation humaine, il possède la Vérité Divine tel l’éclair immense traversant les nuages précurseurs de la pluie bienfaisante (3) des Miséricordes Divines, qui emplissent sur leur chemin aussi bien les grandes étendues d’eau que les petites (4).
Il est Ta lumière brillante qui s’étend sur toute l’existence et l’englobe dans tous ses lieux (5).
Ô mon Dieu, répands tes grâces et accorde le salut à la source de la Vérité (6) qui est à l’origine des connaissances les plus justes (7), tel ton sentier parfaitement droit (8) par lequel se manifestent les majestueuses Réalités.
Ô mon Dieu, répands tes grâces et accorde ton salut à la manifestation de la Vérité par la Vérité (9), au trésor le plus sublime (10), au flux venant de toi et retournant vers toi (11), et à la quintessence des lumières dissimulées à toute connaissance (12).
Que Dieu répande ses grâces sur lui et sur sa famille, grâces par lesquelles, Ô mon Dieu, Tu nous le feras connaître. »
Explication de la perle
(1) - La source de la Miséricorde Divine ('aïni rahmati rabbaniyati)
Si on prend l’exemple d’une source d’irrigation dans laquelle se déverse le flux Divin, tous ceux à qui Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) a décrété le breuvage, s’abreuvent de ce flux. En conséquence, tu comprends la signification de la parole prophétique qui dit : « Je ne suis qu’un répartiteur et le véritable donateur est Allah », et la parole d’Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) qui dit : « Certainement nous t’avons envoyé comme miséricorde pour les mondes » (sourate 21 Les prophètes, verset 107)
(2) - Le diamant étincelant versé indéfiniment dans la Vérité (al yaqoutati-l-moutahaqiqati)
Comme il est une évidence que certains métaux en dépassent d’autres en valeur, le diamant est une pierre précieuse qui dépasse en estime toute autre pierre non précieuse. Les hommes se différencient les uns par rapport aux autres de la même sorte.
Le cas du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) est celui d’un serviteur créé qu’Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) a honoré et ennobli par des dons immenses. La connaissance de la mort est une science certaine, la vision d’un mourant est une vision avec l’œil de la certitude et enfin la mort est la véritable certitude, car nous réalisons son goût.

Le prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) est arrivé au summum de toutes les connaissances et grâces. Il détient la science des premiers et des derniers par l’enseignement d’Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté). Ainsi, sa science est au-delà de toute limite, car il possède l’essence de la compréhension et du savoir.
Il est certainement la lumière de la Vérité par laquelle Allah dévoile les ténèbres qui obscurcissent les cœurs. Ce dévoilement se réalise par la lumière qu’il a révélée et par l’amour qu’on lui voue, car cela est une guérison pour les cœurs.
La lumière de la Vérité désigne la Lumière Mohammedienne qui est à l’origine de toute la création elle est certainement parfaite et pure de toute souillure.
À ce sujet, on rapporte un hadith de Jaber (qu’Allah l’agrée) dans lequel il dit :
« Ô messager d’Allah, informe-moi au sujet de la première chose qu’Allah a créé ? » Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a répondu : « Ô Jaber, Allah a créé avant toute chose la lumière de ton Prophète de sa propre lumière »
À cause de l’esprit du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), Dieu a honoré les esprits et à cause de son humanité, Dieu a honoré les hommes même s’il n’est qu’un serviteur créé.
(3) - L’éclair immense traversant les nuages précurseurs de la pluie bienfaisante (al barqi-l-asta'i bi mouzouni-l-arbahi)
C’est-à-dire, les nuages remplis de profits, accordant à chaque degré ce qu’il mérite en tant que dons.
(4) - Emplissent sur leur chemin aussi bien les grandes étendues d’eau que les petites (al mali-ati li koulli mouta'aridin mina-l-bouhouri wa-l-awani)
Les grandes étendues d’eau (al bouhouri) symbolisent les cœurs des grands Connaissants de Dieu. Les petites étendues d’eau (al awani) symbolisent les saints. Ainsi, la lumière Mohammedienne avec tout ce qu’elle contient en tant qu’eaux, secrets, flux, théophanies, savoirs et connaissances, irrigue les cœurs des grands Pôles, des Connaissants et des saints.
(5) - Il est ta lumière brillante qui s’étend sur toute l’existence et l’englobe dans tous ses lieux
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) transcende de loin tous les degrés de toutes les créatures. Ainsi, il concrétise la servitude particulière puisqu’il a accès à la Présence de la Singularité (Al Hadratou Al Fardaniyati). Cette Présence lui permet la plus grande proximité avec son Seigneur. Ce privilège est réservé exclusivement à sa personne.
(6) - Source de la Vérité (‘aïnou-l-Haqqi)
Dieu (qu’Il soit Glorifié et Exalté) ne déverse dans cette source que la Vérité pure de laquelle se ramifient les véracités. De cette source, toutes les créatures tirent leurs breuvages, puis certainement le croyant exclut à son Seigneur tout ce qui ne Lui est pas digne.

(7) - Origine des connaissances les plus justes (‘aïni-l-ma’arifi al aqwam)
La source de la rectitude la plus parfaite.
(8) - Ton sentier parfaitement droit (siratika tammi-l-asqam)
C’est-à-dire ton chemin parfaitement juste et dépourvu de toutes déviances.
ASQAM appartient à un registre linguistique rare, Saqama, Yasqoumou a le même schème et la même signification que ‘Adala, Ya’dilou.
Quand les Arabes disent Saqamta, ils veulent dire que tu as adopté une attitude juste, cette expression est encore d’usage auprès des Arabes du Maghreb. Cependant, ASQAM ne découle pas des schèmes Saqima et Saqouma qui veulent dire « être souffrant », car certains se sont trompés en estimant que ASQAM provient de malade. Même si la maladie n’est guère une faiblesse pour les prophètes (paix sur eux).
Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) dit à propos de Jonas (paix sur lui) : « Nous l’avons éprouvé dans la nudité et la maladie ». Et il est rapporté dans un hadith authentique du Sahih de Boukhari que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : « Certainement je souffre comme deux personnes parmi vous ». Ainsi, il se révèle que sa grande maladie est une perfection.
Ô mon Seigneur, prie sur celui dont tous les états sont excellences même la rudesse de la maladie, car il y a en cela une leçon de courage pour ceux qui souffrent au sein de la communauté Mohammedienne.
Pourtant, ce n’est pas le sens escompté dans cette prière, car AL ASQAM veut dire « Le plus juste ».
(9) - La manifestation de la Vérité (tal’ati-l-haqqi)
Celui que Dieu (qu’Il soit Glorifié et Exalté) a embelli par les qualités de la perfection, tel que cela est concevable pour la création. Enfin, Dieu (qu’Il soit Glorifié et Exalté) est certainement son allié.
(10) - Le trésor le plus sublime (al kanzi-l-a’dham)
L’essence des secrets particuliers.
(11) - Le flux venant de Toi et retournant à Toi (ifadatika minka ilaïka)
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) est créé pur de toute imperfection, ses agissements sont exclusivement en vue de son Seigneur, dans tous les états.
(12) - La quintessence des lumières dissimulées à toute connaissance (ihatati-l-nouri al moutalsam)
Celui dont la station n’est connue que de Dieu seul, il détient les sciences des premiers et des derniers, il est certainement la créature qui craint le plus Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) : « Craignez Allah et Allah vous enseignera ».
MOUTALSAM : Ce mot trouve sa racine linguistique dans Tarsama, tel qu’il est rapporté dans Lisan al ‘Arab, et cela veut dire Cacher.
Tarsama al tariqa : signifie cacher la voie.
Tarsama a-rajlou : signifie l’homme a baissé sa tête.
Quant au mot TALSAM, il a le même sens.
Al Moutalsam veut dire le caché, celui qui est arrivé à un degré très élevé et inaccessible, c’est pour cette raison que le Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dans son excellence parfaite est dissimulé à la connaissance de la création.
Points à éclaircir
Question : Est-il vrai que les disciples Tidjani affirment que le statut de la Djaouharatou-l-Kamel est plus important que celui du Saint Coran ?
Réponse : Cette affirmation est fausse. Il est incontestable que le statut du Coran est plus important que celui de Djaouharatou-l-Kamel et cela pour trois raisons principales :
1 - Le Coran est la parole de l’Essence Divine, par suite, elle est donc la plus importante forme de Dhikr.
Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit dans Djawahirou-l-Ma’ani :
« La prééminence du Coran sur toutes autres paroles d’évocations et formules de prière sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) est plus éclatante que le soleil. Il est fait cas de cet éclat dans les principes même de la Chari’a. »
2 - La condition de purification exclusivement par l’eau pour pouvoir réciter cette prière n’induit pas la supériorité de Djaouharatou-l-Kamel sur le Coran, car le particularisme n’implique pas forcément la supériorité.
On peut confronter à titre d’illustration deux hadiths prophétiques, l’un est celui où la mère des croyants ‘Aïcha (qu’Allah l’agrée) a rapporté que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit :
« Je vous assure que je vois les diables, qu’ils soient de l’espèce des Djinns ou de l’espèce humaine, prendre la fuite devant ‘Omar ».
Quant à l’autre, il s’agit du hadith où le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) déclare à ses compagnons que la nuit dernière un démon s’est jeté sur lui alors qu’il priait, puis le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) l’a terrassé et ligoté avant de le libérer.
Est-ce que cela voudrait donc dire que ‘Omar (qu’Allah l’agrée) est supérieur au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), car les démons n’osent pas s’approcher de ‘Omar (qu’Allah l’agrée) alors que l’un d’entre eux n’a pas hésité à s’attaquer au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ? Loin de nous cette pensée, il s’agit là seulement de particularité qui n’implique en rien la supériorité.
Il y a aussi ce qu’à rapporté Tirmidhi dans ses Sunan selon Mou’adh ibn Jabal (qu’Allah l’agrée) qui a dit :
« J’ai entendu le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dire : « Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) a dit : « Ceux qui s’aiment en Ma Majesté auront des chaires de lumière que leur envieront les prophètes et les martyrs. » Tirmidhi a dit : « C’est un hadith bon (Hasan) - authentique (Sahih) ». Tous les rapporteurs sont des gens sûrs.
Il est rapporté aussi :
« Il y a parmi les serviteurs d’Allah des gens qui ne sont pas des prophètes, mais qui seront enviés par les prophètes et les martyrs. » Ils demandèrent : « Qui sont-ils ? Peut-être les aimerons-nous ? » Il dit : « Ce sont des gens qui s’aiment par la lumière d’Allah sans aucun lien de parenté ou lien tribal, leurs visages sont de lumières. Assis sur des chaires de lumières, ils n’auront point peur lorsque les autres auront peur, et ne seront point attristés lorsque les autres s’attristeront ». Puis, il récita : « N’est-ce pas que les alliés d’Allah n’auront ni crainte, ni tristesse, ceux qui ont cru et eu la certitude » (Hadith authentique dont tous les transmetteurs sont sûrs).
Ceux qui prétendent que ce surplus qu’Allah accorde à Ses alliés, qui s’aiment en Sa Majesté et qui sont enviés par les prophètes (paix sur eux), implique qu’ils sont meilleurs que les prophètes (paix sur eux), alors que ces derniers sont assurément les meilleures créatures d’Allah, ceux-là ont une croyance corrompue.
Il y a aussi le hadith rapporté par les deux Cheikhs selon Ibn Mess’oud (qu’Allah l’agrée) qui a dit :
« Par Allah ! Les compagnons du Prophète savent que je suis celui d’entre eux qui connaît le mieux le Livre d’Allah alors que je ne suis point meilleur qu’eux ».
Ibn Hajr dit dans Fath el Bari : « On tire de cela qu’un surplus de mérite, dans une valeur d’entre les valeurs, n’implique point un mérite global. Une meilleure connaissance dans le Livre d’Allah n’implique pas une meilleure connaissance globale ».
Il y a aussi le hadith rapporté par Boukhari selon ‘Aïcha (qu’Allah l’agrée) – qui est élevé jusqu’au Prophète -Marfou’an- :
« Ô Oum Salama, ne fais point du tort à travers ‘Aïcha car certes je jure par Allah que la révélation ne m’est pas descendue alors que je me trouvais auprès d’une de vous d’entre mes femmes sauf pour elle ».
Ibn Hajr dit dans Fath el Bari : « Ce hadith est utilisé pour induire le mérite supérieur de ‘Aïcha (qu’Allah l’agrée) par rapport à Khadîdja (qu’Allah l’agrée).
Or cela n’est point nécessaire en raison de deux faits : le premier est de supposer que Khadîdja (qu’Allah l’agrée) n’est pas incluse, mais que le terme « auprès d’une de vous » ne désigne que l’interlocutrice en l’occurrence ici Oum Salama (qu’Allah l’agrée) et celle qui l’a envoyé ou bien celles qui étaient présentes d’entre ses femmes à ce moment-là.
Le second, à supposer qu’elle soit incluse, et bien la spécificité dans un mérite n’induit pas forcément la supériorité générale comme le hadith qui dit :
« Le meilleur récitateur est Oubay et le meilleur connaisseur de la Loi est Zayd »
De même, il y a encore le hadith de Boukhari selon Ibn ‘Abbas (qu’Allah l’agrée) qui est élevé (Marfou’) jusqu’au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) :
« Le premier qui sera vêtu le Jour Dernier ce sera Ibrahim »
Ibn Hajr dit dans Fath el Bari : « Cette particularité qui lui est désignée n’implique point qu’il soit supérieur à notre Prophète Mohammed (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) car Le Bienfaiteur a voulu le particulariser par quelque chose pour lui, mais n’impliquant point sa supériorité absolue »
Il y a ce qu’a rapporté l’Imam Ahmed dans son Mousnad et Darimi dans ses Sunan selon Ibn Mouhariz qui a dit :
J’ai demandé à Abi Jama’a : « Parle-nous de ce que tu as entendu du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ». Il dit : « Oui je vais te raconter une bonne parole. Nous avons déjeuné avec le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et avec nous il y avait Abou Oubeïda ibn El Jarah qui a demandé : « Ô Messager d’Allah ! Y a-t-il quelqu’un meilleur que nous, sachant que nous nous sommes soumis à toi et nous avons combattu à tes côtés ? » Il répondit : « Oui, un peuple qui viendra après vous et qui croira en moi alors qu’ils ne m’ont pas vu »
Et dans la version rapportée par Tabarani et Ibn Chahin il est ajouté :
« Ce sont eux qui ont une plus grande récompense que vous, ce sont eux qui ont une plus grande récompense que vous, ce sont eux qui ont une plus grande récompense que vous »
(Hadith authentique dont tous les transmetteurs sont sûrs, El Hakem l’a authentifié dans El Moustadrak et Dhahabi l’a confirmé.)
Il y a aussi ce qu’a rapporté Tirmidhi dans ses Sunan selon Abou Tha’laba Khachani qui rapporte que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit :
« Il y a des jours de patience qui viennent après vous, durant ceux-là c’est comme empoigner une braise, ceux qui œuvreront à ce moment-là auront la récompense de cinquante hommes qui œuvreront comme vous »
Abdallah ibn Moubarak a dit :
« Il a été ajouté par autre que ‘Otba qu’on a dit : « Ô Messager d’Allah ! La récompense de cinquante d’entre nous ou bien d’entre eux ? » Il dit : « Non, mais bel et bien de cinquante d’entre vous » Tirmidhi a dit qu’il s’agit d’un hadith bon et singulier (hasan-gharib) il est bon (hasan) par lui-même et authentique (Sahih) avec l’appui dans sa conformité.
Ainsi malgré la supériorité de leur récompense cela n’implique nullement qu’ils sont supérieurs aux valeureux compagnons (qu’Allah les agrée).
Ainsi pour tel compagnon, le Trône d’Allah a tremblé à sa mort, pour tel autre se sont les anges qui ont fait son lavage mortuaire, pour tout un groupe de compagnons Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) leur a donné le prodige de marcher sur l’eau et le Prophète Mohammed (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) n’était pas avec eux, alors que le prophète Moussa (paix sur lui) et son peuple ont dû traverser la mer avec le contact de la terre ferme.
Les exemples de particularités abondent et Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) fait certes ce qu’Il veut sans que personne ne soit en droit de lui en demander la raison.
3 - Comment pourrait-on prétendre que Djaouharatou-l-Kamel est supérieur au Coran alors que celle-ci a un équivalent qui est la récitation de vingt Salat Fatihi alors que le Coran, lui, n’a aucun équivalent et rien ne peut le remplacer ? Cette différence réfute donc cette accusation, tout en sachant qu’Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) met sévèrement en garde celui qui délaisse le Coran.









La Salat Fatihi
Cette prière particulière fait partie de ce que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a ordonné à Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) et cela à l'état d'éveil, en pleine journée, de réciter et de transmettre (cf. commentaire de la rubrique Faq - question n° 15).
Un Pôle l'avait déjà connu, nommé Sidi Mohamed El Bakri (qu’Allah l’agrée). Il avait fait une retraite de plusieurs années à la Mecque dans l'intention qu'Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) lui enseigne la formule de prière sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) qui rassemble toutes les autres prières et leurs secrets.
Et certes, elle lui fut révélée, un ange descendit à lui avec un écriteau de lumière où était inscrite Salat Fatihi. Mais cela lui était personnel, car cette prière était réservée pour l'époque du Pôle Caché et ses disciples.
Il faut savoir que pour pouvoir profiter des grâces particulières de Salât Fatihi, il faut remplir deux conditions : la première est que l'autorisation soit donnée par ceux qui en ont l'autorité. La seconde est que la personne en question ait la certitude que Salat Fatihi provient de l'invisible et non pas d'une composition humaine.
En effet, il est rapporté dans le livre Jama’ de Sidi Mohamed ibn Mechri (qu’Allah l’agrée) que Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit :
« La grâce de la Perle unique (autre dénomination de Salat Fatihi) ne peut être acquise que selon deux conditions :
- La première est de recevoir l'autorisation (Idhnou)
- La seconde est la croyance ferme, pour l'évocateur de cette prière, qu'elle fait partie de la parole d'Allah comme le sont les hadiths Qouddoussi et qu'elle ne provient pas de la composition d'un être humain » (cf. commentaire dans la rubrique Faq, réponses n°15).
Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) ajouta :
« Personne en ce monde ne peut autoriser pour Salat Fatihi à part nous et nos compagnons de la Tariqa ».









Salat Fatihi (suite)
Mérites et bienfaits
[1] - Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit :
« Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) m'a dit : "Personne n'a prié sur moi de la meilleure façon qu'avec Salat Fatihi" »
[2] - Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit :
« Je m'occupais de faire Salat Fatihi, de mon retour du pèlerinage jusqu'à Tlemcen (avant l'époque du Fath) ayant vu les mérites qu'elle contenait. En effet, une seule fois équivaut à 600.000 autres prières comme il est rapporté dans Ouird Jouyoub.
Son auteur a raconté que celui qui l'a mentionné est Sidi Mohamed El Bakri Siddiq (qu’Allah l’agrée) qui était un Pôle et qui a dit : « Celui qui la récite une fois et qui n'entre pas au paradis qu'il m'attrape et m'emmène (le jour du Jugement dernier) devant Allah ».
Je n'ai cessé de l'évoquer, et ce, jusqu'à mon départ de Tlemcen pour Boussemghoune puis lorsque j'ai constaté une prière qui équivalait à 70.000 lectures de Dalaïl El Khaïrat j'ai abandonné Salat Fatihi et ne me suis occupé que de cette prière en question, en raison de ces bienfaits-là.
Ensuite le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) m'ordonna de retourner à Salat Fatihi et je lui ai alors demandé quels en étaient ses mérites.
Il m'informa qu'une seule fois, elle équivalait à toutes les glorifications faites dans la création, ainsi qu'à toutes formules d'évocations et de supplications grandes ou petites [...] »
[3] - Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit à Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) :
« Salat Fatihi n'a pas été composée par El Bakri, mais il s'est orienté vers Allah pendant une longue durée afin que lui soit révélée la prière (sur le prophète) qui contient plus de mérite que l'ensemble des autres prières et qui contient le secret de l'ensemble des autres prières. Sa demande fut longue puis il fut exaucé. Un ange est alors venu à lui avec cette prière écrite sur un écriteau de lumière ».
Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit :
« Lorsque je me suis concentré sur cette prière, j'ai constaté qu'elle ne pouvait être pesée (par l’étendue de sa récompense) avec l'ensemble des adorations des génies, des hommes et des anges ».
Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) l'a informé, après qu'il lui ait demandé si elle (Salât Fatihi) était plus grande que la récompense du Nom Suprême (Ismou Allah El A’dham) :
« Non, la récompense du Nom Suprême est plus importante, mais aucune autre adoration ne peut faire face (en grâce) à la Salat Fatihi
Puis Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit :
« Une seule fois le Nom Suprême équivaut à 6000 Salat Fatihi et une seule Salat Fatihi équivaut à toutes les évocations, toutes les formules de glorification, toutes les demandes de pardon, toutes les implorations accomplies dans l'univers qu'elles soient petites ou grandes, le tout multiplié par 6000 fois ».
[4] - Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit :
« Parmi les supplications, il en est qui équivaut à la récompense de la nuit du Destin, tel que Saïfiyou. Or le Nom Suprême équivaut à 36.000.000 de nuits du Destin, car une seule fois le Nom Suprême équivaut à 6000 Salat Fatihi et une seule fois Salat Fatihi équivaut à 6000 supplications telles que celle ci-dessus (Saïfîyou) donc si tu multiplies 6000 par 6000, tu trouves 36.000.000 et cela concerne une seule récitation (de Salat Fatihi) en ne prenant le cas que d'une seule supplication (Saïfîyou) »
[5] - Une personne a interrogé Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) sur le fait que dans la Salat Fatihi il n'y a pas la formule -paix- (salam). Il (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a répondu :
« Quant à votre question sur Salat Fatihi, sachez qu'elle provient de l'invisible sous cette forme. Et tout ce qui vient de l'invisible, sa perfection est confirmée et elle sort des règles connues, car elle ne provient pas d'une composition écrite. Il y a des formules de prières qui proviennent du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et qui ne contiennent pas la formule « salam » et ce sont des formules prophétiques qui sont utilisées pour l'adoration »
[6] - Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit :
« Salat Fatihi est un acte Divin (c'est-à-dire une grâce Divine) qui ne laisse pas de place à la raison humaine. S'il y avait 100.000 communautés, et que chacune soit composée de 100.000 tribus et que chaque tribu soit composée de 100.000 hommes et que chacun de ces hommes vive 100.000 ans et récite chaque jour 100.000 prières sur le prophète autre que la Salat Fatihi, et qu'on rassemble toute la récompense de ces communautés durant toute cette période, ils n'arriveraient pas à la récompense de l'évocation d'une seule Salat Fatihi.
Ne la dément pas et ne la critique pas, car la grâce est détenue par Allah et Il la donne à qui Il veut, et Sa grâce sort du cercle des normes et il te suffit Sa parole qui dit : « Et Il crée ce que vous ne savez pas » (Sourate 16 Les abeilles, verset 08).
[7] - J'ai demandé à Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) :
« Est-ce que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) était au courant de cette grâce des derniers temps, à son époque ? ».
Il (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit : « Oui, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) était au courant ».
Je lui ai dit : « Pourquoi ne l'a-t-il (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) pas dit à ses compagnons (qu’Allah les agrée) sachant ce qu'elle contient comme bien qui n'en finit pas ? ».
Il (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit :
« Deux choses l'en ont empêché, la première est qu'il (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) savait que cela devait arriver dans les derniers temps et que celui qui devait la recevoir n'apparaîtrait pas à son époque.
La seconde est que s'il (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) leur avait parlé de cette grâce immense obtenue avec si peu d'œuvres, ils (qu’Allah les agrée) auraient insisté pour la connaître vu leur intense recherche du bien. Or elle ne devait pas apparaître à leur époque, c'est pour cela qu’il (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ne leur en a pas parlé.

Un autre point en dehors de ce qui a précédé : Allah connaissant la faiblesse des gens de cette époque et le chaos et la corruption dans laquelle ils se trouveraient, Il leur fit miséricorde et leur fit don de biens immenses en échange d'œuvres faciles. Il réserve Sa Miséricorde à qui Il veut au moment où Il veut.
Et Il ne faut pas dire que ce dont le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) nous a informés étant mort, n’est pas comme ce dont il nous a informés étant vivant.
Car ces deux choses sont en vérité similaires dans l'ensemble de ce dont nous a informé le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), à part que ce dont il informe au commun, est alors pour le commun et ce dont il informe au particulier, est pour ces particuliers.
Sauf en ce qui concerne les actes obligatoires qui sont inchangés et restent inchangés pour tous, comme l'exemple du hadith où le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) répond quand on lui demande « quelle œuvre est la meilleure ? » Il (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit : « La prière faîte en sa première heure » ».
[8] - Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit :
« Saches que si tu évoques Salat Fatihi une seule fois, elle équivaut à 600.000 prières (sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui)) faites dans l'univers par l'ensemble des génies, des hommes et des anges.
Ensuite si tu l'évoques une seconde fois tu as la récompense de ce que tu as récolté pour la première fois, mais multipliée 600.000 fois. Ensuite si tu l'évoques une troisième fois tu as la récompense évoquée pour la première fois multipliée 120.000 fois et ainsi de suite, cela est multiplié...
En plus si cela est accompli de nuit une seule Salat Fatihi, en plus du mérite déjà mentionné, équivaut à 500 Salat Fatihi accomplies de jour ».
[9] - Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit :
« Si les habitants des sept cieux et tout ce qu'ils contiennent et les habitants des sept terres et tout ce qu'ils contiennent se rassemblent pour décrire la valeur de Salat Fatihi, ils n'en seraient pas capables ».
[10] - Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit :
« Tout ce que vous avez entendu sur les mérites de Salat Fatihi comparé à ce qui est resté caché est semblable à une goutte dans un océan ».
Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) en parlant des mérites de Salat Fatihi a dit qu'elle a sept ou huit degrés et que tout ce qui a été dévoilé comme mérites à ses compagnons n'est qu'une partie du premier degré, tout le reste étant caché.
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit aussi que le mérite de cette prière est emmagasiné dans les trésors mystérieux qu'Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) n'a dévoilés à aucun prophète, ni aucun ange, car c'est un secret d'entre les secrets qui sont particuliers au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et qu'il a déversé sur son représentant Abou-l-'Abbas Tidjani (qu’Allah l’agrée).
Qu'Allah nous abreuve, ainsi que tous ceux qui l'aiment, de son océan par les plus grands récipients.

COMMENTAIRE DE LA SALAT FATIHI
TRADUCTION
« Ô mon Dieu ! Prie sur notre seigneur Mohammed qui a ouvert ce qui était clos, et qui a clos ce qui a précédé, le soutien de la Vérité par la Vérité et le guide sur Ton droit chemin, ainsi qu'à sa famille, selon sa valeur et à la mesure de son immense dignité »
Les termes de la Salat Fatihi font référence, dans leur sens, à des passages coraniques :
- « Ô mon Dieu […] » fait référence au verset qui dit : « Gloire à Toi Ô mon Dieu » (Sourate 10 Jonas, verset 10).
- « [...] prie sur [...] » fait référence au verset qui dit : « Certes Allah et ses anges prient sur le Prophète, Ô vous qui croyez priez sur lui et adressez-lui vos salutations » (Sourate 33 Les coalisés, verset 56).
- « [...] notre seigneur [...] » fait référence au verset sur le prophète Yahya (paix sur lui) qui dit : « [...] un seigneur (saïdan), un homme parfaitement chaste […] » (Sourate 03 La famille d’Imran, verset 39).
Le seigneur (dans la noblesse) des créatures est le Messager d'Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et il est permis de le considérer comme tel. En effet, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : « Je suis le seigneur des enfants d'Adam et sans prétention »
Quant à ceux qui ont prétendu que les compagnons n'appelaient pas le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) par le terme de seigneur (Saïdan) en citant le hadith suivant : « Ne m'appelez pas par le terme de seigneur, car le Seigneur est Allah ».
Il faut savoir que sa chaîne est faible et il est inutile de le citer, car il nous suffit de citer ce qui a été authentifié par Nassa-i, la parole de Sahl ibn Houneyf (qu’Allah l’agrée) qui a appelé le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) par « Ô mon seigneur.. » ainsi que la parole d'Abou Houreyra (qu’Allah l’agrée) pour Hassen ibn 'Ali (qu’Allah l’agrée) rapporté par El Hakem et la prière d’Ibn Mess'oud (qu’Allah l’agrée) qui est rapporté selon une bonne chaîne et dans laquelle se trouvent ces mots : « Ô mon Seigneur prie sur le seigneur des Messagers… »
- « [...] Mohammed […] » fait référence au verset qui dit : « Mohammed est le Messager d'Allah » (Sourate 48 Al-Fath, verset 29).
- « [...] qui a ouvert ce qui était clos [...] » : fait référence aux versets qui disent : « Nous t'avons ouvert d'une façon manifeste les portes » (Sourate 48 Al-Fath, verset 01) ; « Voilà que vous est venu Notre Messager vous apportant des explications claires après une longue absence des Messagers » (Sourate 05 La table servie, verset 19). Elle veut dire celui qui a ouvert les cœurs fermés par l'association et l'ignorance.
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : « Je suis le premier des gens à être créé et le dernier à être envoyé ». Les gens désignent ici les prophètes (sur eux la paix).
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit aussi :
« Je suis le premier sur qui s'ouvrira la terre, je suis le premier à intercéder et le premier pour qui ce sera accepté, je suis le premier à faire passer sa communauté sur le Sirat, et je suis le premier à entrer au Paradis ».

- « [...] qui a clos ce qui a précédé […] » : fait référence au verset qui dit : « mais le Messager d'Allah et le sceau des prophètes » (Sourate 33 Les coalisés, verset 40).
Elle veut dire qu'il est celui qui a clôturé la prophétie et Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) a réuni en lui toutes les grâces. Cela veut dire aussi qu'il a atteint les plus hauts degrés de perfection, il est le plus élevé des savants, des indulgents, il est le maître des sages. Il est le plus proche des rapprochés dans la plus haute des Présences, il est la plus honorable des créatures chez Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté).
- « [...] Le soutien de la Vérité par la Vérité […] » : fait référence aux versets qui disent : « [...] si vous soutenez Allah Il vous soutiendra... » (Sourate 47 Muhammad, verset 07) ; « Et c'est en toute vérité que Nous l'avons fait descendre, et avec la vérité il est descendu... » (Sourate 17 Le voyag